Rabbénou Yeshoua, Shaoul de Tarsis ..n'étaient ni des caraïtes, ni des sadducéens... :

Rabbénou Yeshoua, Shaoul de Tarsis et les Yéhoudéi Meshihim (Juifs messianiques), ne sont ni des caraïtes, ni des sadducéens. Les caraïtes et les sadducéens sont des Yéhoudim qui ont rejeté la Thora orale et prennent la Thora écrite à la lettre. Les sadducéens sont de l'époque de Rabbénou Yéshoua (que les goïm appellent Jésus mais qu'ils ont «occidentalisé »)(Bizmane shè habeth hamiqdash quaïame), les caraïtes, eux, d'une époque ultérieure. Il existe certainement des nuances dans le rejet : certains ne retiennent que la Thora, considérant le reste du Tanakh comme une tradition orale (Thora she baâlpèh), d'autres acceptent tout le Tanakh. Rabbénou Yeshoua, Shaoul de Tarsis et les Yéhoudîm Meshihim, ne sont ni des caraïtes, ni des sadducéens. Ils ne se sont pas mêlés à ces courants mais plutôt distingué. Pour la question de la résurrection (Té'hyath hamétime), ils suivent le parti pharisien (péroushime) et non les sadducéens Rabbénou Yéshoua et ceux qui le suivent ne rejette pas en bloc la tradition orale, c'est une lecture trop rapide du Nouveau Testament (« Berith-ha'hadasha) cf. Irméyahou 31 :31) qui nous fait déduire cela. Rabbénou Yéshoua prend parfois parti pour Hillel, parfois pour Shémaïa, voir les positions sur le divorce (kétouva). Rabbénou Yéshoua n'est pas coupé des discussions qui formeront le Talmud. Ceux qui prennent la peine de lire le Talmoud, (par exemple avec Tal.), ou le Yéhoudi qui prendra la peine de lire Ha Bérith ha'hadasha, si chacun trouvera quelques des différences, ils trouveront aussi des points communs insoupçonnés. Shaoul Ish Tarsis (Paul) aussi cite aux méshi'him des proverbes rabbiniques qui font pour eux Thora : « que celui qui ne veux pas travailler ne mange pas non plus ». Enseigné aux pieds du grand Gamliél, il est tout imprégné de la thora orale. « Un rocher spirituel les suivait » dit-il aussi en 1Co 10, trait que nous retrouvons dans la littérature rabbinique. De même « De même que Yannès et Yambrès (s'opposant) à Moshè » 2 Timothée 3:8 n'apparaît pas dans la Thora mais dans la Thora orale. Il en est ainsi de plusieurs autres passages, même chez Shïm^ône Képha (Pierre), par exemple. Même pour les chrétiens d'aujourd'hui, je connais des pasteurs qui étudient et citent «Rashi », le « Talmoud », ou d'autres auteurs juifs, du haut de l'estrade. Bien sur, il y parfois des gens qui s'opposent à cela, surtout chez les demi-savant, ce qui ne connaissent pas assez leurs propres écrits. De toute manière, même les points voyelles du texte massorétique fait partie de la tradition orale, à la différence des consonnes. Et tous en général acceptent cette partie orale de la Thora. Quelle est notre position alors, vis à vis de la Thora orale, en tant que Yéhoudéï Méshi'him ? Comme pour Rabbénou Yéshoua : pas d'acceptation totale sans discernement, mais une acceptation avec un tiquoune (correction) de tout ce qui nous semble incorrect. De toute manière, il y a déjà tant d'idées diverses et opposées entre elles dans le sein du judaïsme, il n'y à pas même besoin d'inventer "une nouvelle interpretation", il souvent très souvent de regarder parmis toutes les approches celle qui nous semble la plus pertinente. En effet, tout étudiant dans le Talmoud sais très bien qu'il y a beaucoup d'avis divergents dans le judaïsme. Et personnellement, nous ne sommes pas toujours d'accord avec un posséq. Donc pas assez pour être acceptés par le rabbinat officiel, mais assez pour mettre un gros bémol à ceux qui disent de nous que nous rejetons aveuglément toute tradition. Si vous lisez AT2 (la Bible Annotée) en parallèle avec "Le Midrash raconte" (Edition Raphaël), vous verrez des différences, certes, mais vous serrez étonnés de voir qu'AT2 est souvent totalement d'accord avec la tradition orale, ou alors suggère la position de celle-ci ! Et nous, messianiques, nous voulant être tellement évangéliques, le serions nous plus que Yeshoua' lui-même? Et que Paul, irons nous plus loin qu'eux en jetant l'enfant avec l'eau du bain? Réalisons nous la coupure que cela occasione d'avec nos frères selon la chair? Relisons bien le Brith Ha'Hadasha et posons nous la question si nous y voyons une position telle que la notre, sans nuance.

Votre frère en notre bien aimé Mashia'h.
S-M. F. FISHER.